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Deux cas confirmés de chevaux atteints de stomatite vésiculeuse au Nouveau-Mexique, États-Unis – mise à jour sur les restrictions d’importation | Imprimer |

Le 9 mai 2012 — Deux chevaux du comté d’Otero dans l’État du Nouveau-Mexique ont été déclarés atteints de stomatite vésiculeuse le 20 avril 2012. Il s’agit de la première détection de stomatite vésiculeuse active aux États-Unis depuis 2010.

L’Organisation mondiale pour la santé animale a publié un avis à cet effet sur son site Web au http://web.oie.int/wahis/public.php.

Cette maladie est actuellement absente au Canada, le dernier diagnostic au pays datant de 1949. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a informé Canada Hippique de sa décision de prendre les mesures immédiates suivantes afin de protéger le cheptel canadien :

  • L’importation de chevaux en provenance du Nouveau-Mexique est interdite jusqu’à nouvel ordre (à l’exception des chevaux d’origine canadienne de retour du Nouveau-Mexique, voir plus bas).
  • En ce qui concerne les chevaux en provenance de tout autre État des États-Unis, l’exigence suivante doit être respectée, laquelle devra être certifiée par l’United States Department of Agriculture (USDA) :

« Au cours des vingt et un (21) derniers jours, l’animal (les animaux) faisant partie de ce lot d’expédition n’a pas (n’ont pas) séjourné au Nouveau-Mexique. »

  • Quant aux chevaux d’origine canadienne à destination des États-Unis ou de retour au pays :

« Un permis d’importation doit déjà avoir été octroyé pour les chevaux en provenance du Nouveau-Mexique en raison des menaces de piroplasmose. Par conséquent, les clients ne sont pas autorisés à ramener leurs chevaux au Canada depuis le Nouveau-Mexique avec le certificat canadien d’exportation initial.

Il leur sera plutôt nécessaire de ramener leur cheval au Canada accompagné d’un permis d’importation et d’un certificat vétérinaire de l’USDA comprenant une certification supplémentaire*.

OU

de transporter leur cheval dans un autre État* et de s’y installer pour au moins 21 jours avant l’exportation vers le Canada. Dans un tel cas, le cheval retournera au Canada avec une certification vétérinaire de l’USDA précisant qu’il n’a pas résidé au Nouveau-Mexique au cours des derniers 21 jours avant son exportation au Canada (« Au cours des vingt et un (21) derniers jours, l’animal (les animaux) faisant partie de ce lot d’expédition n’a pas (n’ont pas) séjourné au Nouveau-Mexique. »)

* Certification supplémentaire :

  • Les chevaux ont été examinés par un vétérinaire dans les 15 jours précédant la date de l’importation.
  • Les chevaux n’ont pas séjourné dans un lieu, ou à proximité d’un lieu, où la stomatite vésiculeuse (clinique ou sérologique) a sévi au cours des 60 jours précédant immédiatement l’exportation au Canada.
  • Les chevaux ont montré un résultat négatif au test cELISA pour la stomatite vésiculeuse au cours des 15 jours précédant la date de leur importation au Canada.

**Divers États américains interdisent de circuler dans leur État sans un permis, un certificat ou un test ou un test effectué au moment de pénétrer dans la région. Il est conseillé aux propriétaires canadiens de chevaux de se renseigner sur de telles exigences avant de se rendre sur place.

  • Les restrictions d’importation ne s’appliquent qu’aux chevaux, ânes ou mules vivants et non à la semence ou aux embryons équins.

Remarque : Les restrictions à l’égard de la piroplasmose équine s’appliquent toujours aux importations de chevaux provenant du Texas et du Nouveau-Mexique.

Les conditions d’importation du système automatisé de référence à l’importation de l’ACIA (SARI) seront modifiées en conséquence au http://airs-sari.inspection.gc.ca. Le SARI permet d’effectuer une recherche sur les exigences d’importation applicables, propres à chaque cas. Il est fortement conseillé aux propriétaires de chevaux d’éviter de se rendre ou de transiter au Nouveau-Mexique avec leurs chevaux.

La stomatite vésiculeuse est une maladie qui affecte les chevaux, les bovins, les porcs et occasionnellement les moutons et les chèvres. Les humains qui entrent en contact avec les animaux infectés sont exposés au virus mais ils en deviennent rarement infectés. La stomatite vésiculeuse cause la formation de lésions semblables à des cloques à l'intérieur de la bouche, de même que sur les gencives, les lèvres, la langue, les naseaux, les sabots et le pis. En éclatant, les cloques laissent des plaies si vives et douloureuses que les animaux malades montrent des signes de boiterie et refusent généralement de boire et de manger, résultant en une perte de poids importante. Il y a également un risque d’infection secondaire des plaies ouvertes. En général, les animaux guérissent en deux semaines. Engendrant éventuellement des pertes économiques chez les producteurs de bétail, cette maladie est particulièrement importante en raison de sa ressemblance, en moins grave cependant, à la fièvre aphteuse à laquelle les chevaux ne sont toutefois pas réceptifs. Seuls des analyses en laboratoire sont à même de distinguer les maladies affectant le bétail autre que les chevaux.

On ne connaît pas très bien le mécanisme de propagation de la stomatite vésiculeuse : les insectes vecteurs, la transmission mécanique et les déplacements d’animaux en sont possiblement responsables. Une fois introduite dans un troupeau, la maladie se transmet d’un animal à un autre par contact, par la salive ou par les fluides s’échappant des lésions. Historiquement, les éclosions de stomatite vésiculeuse se sont produites par mois chauds dans les régions du sud-ouest des États-Unis, surtout le long des rivières. Toutefois, les éclosions sont sporadiques et imprévisibles. (Source : USDA)

À propos du comité de Santé et Bien-être de Canada Hippique

Canada Hippique est reconnu par le gouvernement du Canada, notamment par Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Industrie Canada et Sport Canada, comme l’organisme national veillant aux intérêts des chevaux, poneys, ânes et mules, tout autant qu’aux intérêts de leurs propriétaires, cavaliers et meneurs de partout au Canada. Notre comité de Santé et Bien-être collabore avec l’ACIA, l’Association canadienne des médecins vétérinaires, les universités, les collèges et cégeps, les fédérations équestres provinciales et internationales, les associations de races de chevaux et les agences internationales de réglementation, pour dispenser des connaissances et apporter des commentaires et des conseils sur les questions de santé et bien-être. Nous communiquons régulièrement des avis sur la santé et le bien-être du cheptel par l’entremise de nos Avis d’incidents touchant la santé, ainsi que notre publication bimestrielle, notre bulletin électronique, note site Web et sur Facebook. Pour les recevoir, il suffit de vous inscrire en visitant le http://equinecanada.ca/index.php?option=com_content&view=category&sectionid=30&id=76&Itemid=229&lang=fr.